Origines et évolutions du ski de randonnée

Le ski de randonnée a d’abord été un outil de déplacement avant de devenir une activité sportive. Le principe est simple : seul l’avant de la chaussure est fixé au ski équipé d’une peau de phoque afin de monter dans des paysages de rêve. Découvrez les secrets de ce sport et le témoignage de Sara !

 Afin de ne pas glisser en arrière, un « tissu » spécifique est collé sous le ski : c’est la peau de phoque. Équipé ainsi, on peut remonter des pentes enneigées pas trop raides jusqu’au sommet des montagnes. Pour descendre, il suffit de décoller les peaux et de fixer le talon de la fixation, sans oublier de serrer ses chaussures.

SKI DE RANDONNEE

Sara Berthelot, guide de haute montagne et partenaire Quechua, témoigne de ses sensations en ski de randonnée : « La montée est un moment où la glisse et la répétition des mouvements permettent de se vider la tête. Contrairement à une descente rapide, la montée plus lente permet d’observer et de découvrir la nature autrement. On trace son propre chemin, on  prend du temps pour soi et on capte toute l’énergie de la montagne. Puis on se retrouve alors seul sur un sommet, face au silence et au décor que la montagne nous offre. Il est alors temps de se lancer dans la descente pour de nouvelles sensations. Le ski de randonnée c’est un véritable moment de communion avec la montagne. »

Sara Berthelot
Sara Berthelot

Histoire de peau : du phoque au mohair

Lors des premiers déplacements à skis, très vite le problème de la montée s’est posé. Pour ne pas être obligé de porter les skis, il fallait trouver un système qui accroche à la montée sans bloquer le ski ni l’alourdir… C’est un explorateur Norvégien de la fin du XIXème siècle qui, lors de sa traversée du Groenland, a l’idée de tailler des peaux de bête et de les fixer sous ses skis. Parmi elles, la peau de phoque s’avère idéale : accrocheuse à rebrousse-poil, solide et très glissante dans le sens du poil.

SKI DE RANDONNEE

Dans les années 30, le massacre des phoques fait polémique, il faut donc trouver une alternative. Le mohair, tissage de la laine de chèvre angora, fait son apparition en 1939. Mais la véritable révolution arrive en 1968, avec l’invention des peaux autocollantes : fini les skis alourdis par la neige qui s’immisce entre le ski et la peau !

 L’entretien et la préparation de ces peaux sont essentiels : découpe, ré-encollage et même fartage sont primordiaux pour que la randonnée se déroule bien. Aujourd’hui, on trouve aussi des peaux synthétiques, plus résistantes ainsi qu’une multitude de systèmes d’attaches sur l’avant du ski. Dernière innovation en date : un gel silicone qui remplace la colle traditionnelle … génial !  Je vous conseille aussi d’utiliser des peaux qui s’attachent à l’avant et à l’arrière, ce qui évitera que la neige se glisse entre le ski et la peau.»

SKI DE RANDONNEE

SKI DE RANDONNEE

SKI DE RANDONNEE

SKI DE RANDONNEE

SKI DE RANDONNEE

SKI DE RANDONNEE

Commentaires

comments

Read this article in English

Vous aimerez aussi :
En visitant ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer la qualité de votre visite, vous proposer des services et offres adaptés, ainsi que des options de partage social. J'accepte En savoir plus